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AOC Gigondas - Réserve - Rouge - 2022 - Domaine des Bosquets - 75cl

Domaine des Bosquets

Une robe Grenat sombre. Un nez floral et frais, donnant au fruit la chance d’être annoncé. La bouche, fraiche tout d’abord, se déploie par la suite de manière onctueuse, laissant parler le Grenache, puis plus étirée en finale, sur des tannins serrés et pourtant fondus. Très beau potentiel de garde.

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Description

AOC Gigondas - Réserve - Rouge - 2022 - Domaine des Bosquets - 75cl

 

Accords Mets & Vins : Dès sa jeunesse, son toucher de bouche en fait un parfait compagnon de route pour un Pigeon au Sang, un Bœuf Wellington, ou un Filet mignon de Porc. Après quelques années, le vin se fait plus complexe, plus étiré, plus fin encore. Un Lièvre à la Royale ?

Température de service conseillée : 16°C.

Potentiel de garde : environ 8 à 10 ans à partir du millésime.

 

Bien plus qu’un assemblage, l’assemblage des vieilles vignes du domaine, menées à faible rendement, sur les grands terroirs frais des Bosquets. Un vin d’une rare complexité, d’un équilibre vibratoire, celui qui retranscrit le mieux le fabuleux potentiel du domaine.

 

Un vignoble singulier par sa diversité :

Les Bosquets, c’est d’abord l’un des plus beaux terroirs de tout le massif des dentelles. Son potentiel est indiscutable, mais complexe. Il demande une attention importante, pour en comprendre les rouages.

Une réplique que j’aime beaucoup, issue du Livre sur Gigondas: « Les Bosquets, c’est la belle au bois dormant… qui ne dort déjà plus… » 

Les 26 Ha d’AOC Gigondas s’articulent de manière circulaire autour des différents Lieux-dits comme Jasio, La Colline, Le Plateau, les Bosquets, Roche, Les Routes, et les Blâches. Ce qui fait sa singularité n’est pas tant son unité géographique, mais bien sa diversité géologique et micro-climatique.

Quelques parcelles produisent également d’autres appellations, comme le cru Beaumes-de-Venise, et les AOC régionales Côtes-du-Rhône villages, Côtes-du-Rhône, mais aussi quelques vignes en Vin de France, pour le Petit vin des Bosquets.

 

Des unités terroir multiples, identitaires et complémentaires :

Les composés géologiques sont variés. Les marnes calcaires du crétacé, en altitude, dominent, et donnent des vins profonds, intenses et complexes.

Les sables, à mi-pente, sont les terroirs les plus fins et les plus frais. Leur texture est d’une rare élégance.

Les terroirs de plaine, polymorphes, et issus du cône de déjection de La Font des Papes,  apportent quant à eux, un supplément d’âme par leur complexité. Ils combinent sables, argiles et fragments calcaires.

Au delà de cette diversité géologique, le domaine possède une multitude d’expositions différentes. Ajoutez y l’influence de l’ombre, du vent, la présence des bois, et vous comprenez que pour réussir le tout, il faut aborder chaque sous-ensemble de manière spécifique.

Mais ce qui frappe, c’est la complémentarité des terroirs des Bosquets, qui tel le Yin et le Yang, s’équilibrent à la perfection. La partie haute est très exposée et plantée de Grenache, parfaitement équilibrée par la partie basse, plus à l’ombre et plus fraîche.

 

Les cépages méridionaux :

Le Grenache noir domine assez largement l’encépagement avec près de 70% du vignoble, bien complété par la Syrah (20%), le Mourvèdre (8%) et le Cinsault (2%).

Le Grenache c’est bon quand c’est mûr. C’est comme ça. Inutile de faire autrement, ça ne marche pas. Il peut être équilibré seul sur de grands terroirs qui lui confèrent de la fraîcheur. Il est équilibré aussi quand d’autres cépages viennent le compléter dans une logique d’assemblage. Enfin, nos dernières investigations prouvent la valeur de la rafle en vinification, à condition qu’elle soit mûre.

L’âge moyen des vignes dépasse désormais les 50 ans, avec beaucoup de vieilles vignes. Les rendements sont, en conséquence, très limités: de l’ordre de 15 à 18 HL/ha en moyenne.

 

Le travail à la vigne, le Bio, la Biodynamie :

Le domaine était déjà mené en lutte raisonnée depuis longtemps. Mais nous avons vite compris qu’il fallait travailler sans filtre, sans fard, et mettre en place une  logique encore plus respectueuse dès la vigne.

L’ensemble du vignoble est désormais mené en agriculture biologique (certifié en 2021) et suit désormais les préceptes de la Biodynamie. Les intrants chimiques sont proscrits, laissant place au soufre et cuivre, molécules naturelles, pour les traitements.

Les vignes sont enherbées ou griffonnées. Les engrais verts omniprésents. Tout le vignoble est biné sous le rang, pour faire plonger les racines et redonner vie au sol. Les vendanges sont manuelles avec un tri sévère dès la vigne.

Je veux que seul le raisin donne le goût au vin, et que rien ne le dévie de sa trajectoire…

 

Vinifier pour laisser s’exprimer le lieu :

En 1995, le domaine s’est doté d’une cuverie circulaire et gravitaire de toute beauté , puis en 2016 d’un atelier parcellaire pour la micro-vinification. Tout y est pensé pour préserver l’intégrité du raisin, afin qu’il retranscrive au mieux chaque composante de son terroir.

La logique d’assemblage, longtemps pensée unique aux Bosquets, reste plus que jamais d’actualité. La Réserve du domaine est un assemblage qui représente la majorité des vins produits au domaine. C’est un vin que je qualifierais de « pluriel » à visée hautement qualitative.

Pour autant, cette logique d’assemblage est désormais complétée par une logique beaucoup plus intimiste, plus identitaire, celle du parcellaire. Le but premier de la vinification parcellaire était d’améliorer l’assemblage final par la maitrise de chaque élément le composant.

Mais très rapidement, les nuances de terroirs sont devenues si évidentes que j’ai voulu en garder une petite partie de chaque, pure jusqu’au bout. Dès lors, pas moins de 5 cuvées parcellaires ont vu le jour. Tout d’abord, Le Lieu Dit… en 2009, puis La Colline… en 2013. Et enfin, Le Plateau… Les Routes… Le Castellas, et Cheval Long Blanc… en 2016. Les Roches… enfin en 2019. On parle ici de vins confidentiels, de vins « singuliers »…

Chaque parcelle de Gigondas est vinifiée séparément, en levure indigène. Nous avons 14 identités terroirs, 14 cuves, 14 vinifications, 14 élevages… Les vinifications sont longues, avec une phase d’extraction très courte, en tout début de cuvaison, puis une longue phase d’infusion très douce jusqu’au décuvage, environ 30 jours après.

La recherche de l’équilibre est permanente. L’important est d’agir au bon moment. Ni trop, ni trop peu… Il faut être juste.

Je ne crois pas à l’intégrisme quand on cherche l’équilibre. Les 2 termes s’opposent. Je protège donc les vins à des doses très faibles en soufre. On a réduit son utilisation pratiquement de moitié par rapport à mon arrivée.

 

Des élevages d’affinage :

Le principe de la vinification parcellaire ne vaut que s’il se prolonge lors des élevages. Ces derniers sont spécifiques, longs et peu marqués. Ils s’inscrivent dans une logique d’affinage et de précision, avec très peu de bois neuf, et une multitude de contenants, allant du fût Bourguignon (228L) au foudre (35 HL), en passant par le Demi-muid (500 et 600L). Aucun bois neuf sur les parcellaires qui sortent purs.

Des investigations sont menées chaque année, pour choisir le contenant qui va respecter au mieux chaque profil, et le magnifier.

Les vins sont mis en bouteilles après 2 hivers en cave. Ils sont stockés plusieurs mois dans notre chai de vieillissement sous-terrain avant leur commercialisation.

Caractéristique

  • Région : Vallée du Rhône
  • Appellation : Gigondas
  • Cépages : Grenache - Syrah - Mourvèdre - Cinsault - Clairette